CONTINUUM DE SÉCURITÉ : QUELLE PLACE POUR LA SÉCURITÉ PRIVÉE ?

David HORNUS, gérant et fondateur du groupe CORPGUARD, partage sa vision du continuum de sécurité en France

En France, nous vivons actuellement dans un contexte économique, social et sécuritaire fragilisé par la pandémie de la Covid-19.  La série d’attentats ultra-violents qui ont de nouveau frappé la France vient exacerber ce climat:

  • L’assassinat du professeur Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine.
  • L’attaque à Paris devant les anciens locaux de « Charlie Hebdo ».
  • L’attentat de Nice.

Devant ce contexte, l’État ne semble plus pouvoir assurer toutes les missions de sécurité seul. Par conséquent, la place de la sécurité privée dans le dispositif de sécurité globale revient au coeur du débat politique.

Plusieurs chercheurs et universitaires se sont exprimés sur le continuum de sécurité et ont récemment publié à ce sujet. Dans leur ouvrage paru en juin 2020, Guillaume FARDE et Romain de CALBIAC affirment par exemple qu’il faut désormais « repenser les paradigmes traditionnels en matière régalienne ».  Ils y constatent l’avènement de la coproduction public/privé de sécurité dans un contexte  où « l’État a désormais besoin du secteur privé ».

La « Contribution territoriale au continuum de sécurité »

Le continuum de sécurité et la sécurité globale sont actuellement des enjeux centraux pour la politique. En effet, le nouveau Livre blanc de la sécurité intérieure, annoncé depuis 2018, a été publié en Novembre 2020. Par ailleurs, Jean-Michel Fauvergue et Alice Thourot ont élaboré une proposition de la loi relative à la sécurité globale. L’Assemblée Nationale l’étudie actuellement et entreprend des révisions de cette loi.

Dans ce contexte, David HORNUS, gérant de la société de sécurité privée CORPGUARD, a souhaité enrichir la réflexion nationale entamée depuis le rapport Fauvergue/Thourot par une contribution « territoriale » de plusieurs acteurs et donneurs d’ordre de la région Auvergne-Rhône-Alpes (retrouvez ici l’article de présentation de la Contribution territoriale au continuum de sécurité).

En effet, l’association public/privé (voire parfois privé/public) se fait rencontrer deux cultures managériales distinctes. Or, loin d’être antinomiques, les témoignages de ces acteurs démontrent que ce partenariat fonctionne et est même complémentaire.

« LES Acteurs privés et publics ont une responsabilité commune en matière de sécurité globale. »

Face aux défis sécuritaires qui vont devoir être relevés, David HORNUS rappelle dans sa Contribution territoriale  que la sécurité ne peut plus être du seul ressort de l’État. Il souligne qu’il existe bien un continuum de sécurité comprenant de nombreux acteurs œuvrant pour la sécurité globale. Le recours à des partenaires privés devient plus qu’une évidence, une nécessité même. Or, ces prestataires doivent être en mesure d’apporter des garanties permettant de renforcer le climat de confiance et de « sortir du soupçon » (cf. Guillaume FARDE, interview par Clément PARMENTIER).

En effet, les donneurs d’ordre augmentent désormais leurs exigences en matière de garanties attendues des prestataires de sécurité privée. C’est d’ailleurs en ce sens que différentes initiatives voient actuellement le jour :

L’objectif de ces initiatives est de renforcer la responsabilité des entreprises en matière de « devoir de diligence raisonnable et de responsabilité civile pour les dommages qu’elles causeraient en lien avec les recommandations internationales dans les domaines des droits de l’homme et de l’environnement ».

 

L’intégralité de l’interview de David HORNUS est disponible sous le lien suivant : https://www.continuum-securite.fr/temoignages/corpguard

Les interviews des 22 autres contributeurs de la « Contribution territoriale au continuum de sécurité » peuvent être consultées sur le site officiel de la « Contribution territoriale au continuum de sécurité.

Décembre 2020