Après 3 nouveaux actes d’inspiration terroriste perpétrés ces 10 derniers jours, un plan d’urgence sécuritaire impliquant l’ensemble de la société n’est plus à discuter ou à envisager, mais bien à mettre en œuvre.

La crainte d’un 11 septembre européen

L’année 2016 débute sous de bien mauvais augures et l’augmentation exponentielle des actes “individuels” d’inspiration salafo-djihadiste ne peut que faire craindre que le pire soit à venir.

Les experts et analystes prédisent en effet une année 2016 pire que 2015, la menace d’un 11 septembre européen étant aujourd’hui plus que jamais clairement évoquée. (https://francais.rt.com/international/13658-nous-allons-vers-11-septembre).

La sécurité de nos concitoyens n’est plus garantie

La mesure des répercussions de l’appel à tuer, lancé en septembre 2014 par le porte parole de l’EI, a-t-elle bien été considérée ?

Rien n’est moins sûr.

En effet, si l’opération « Sentinelle », déployée sur les sites « à protéger », permet un maillage territorial et une présence dissuasive, restent trop de possibilités de frappes et autant de candidats « auto-proclamés » pour que la sécurité intérieure et partant, de nos concitoyens, soit garantie.

Volatile et imprévisible, la menace est nationale

Les récents faits qui se sont déroulés à Valence, Marseille et Paris (attaque du commissariat de la goutte d’or) mettent en cause des individus seuls, sans structure ni logistique ni hiérarchique, qui sont passé à l’acte. Que se passerait il si demain une fusillade avait lieu dans un centre commercial, une université, une école, une église, un RER, un métro, un site pétrolier, un site SEVESO…

La capitale reste certes un symbole, mais des villes comme Lyon (le Rhône étant le 2èmedépartement le plus radicalisé), Marseille, Bordeaux, Toulouse…, ou d’autres de moindre envergure, sont fortement exposées du fait de leur caractéristique socio-économique, et de par l’absence de dispositif sécuritaire significatif.

Un plan d’urgence sécuritaire est impératif

La réponse régalienne a ses limites et ne peut être constamment partout à la fois. Les terroristes ont des candidats, des moyens et du temps. Leur stratégie d’essoufflement est claire et risque de porter ses fruits si l’ensemble de la société civile ne s’implique pas plus dans ce combat pour élaborer et mettre en œuvre des « pare feu ».

C’est un véritable plan d’urgence sécuritaire qui doit être déployé ainsi qu’une culture individuelle de la sécurité qui doit désormais prévaloir. La sécurité est l’affaire de tous et repose sur les bonnes pratiques quotidiennes de chacun.

À Marseille c’est d’ailleurs une fois encore grâce à l’intervention de passants que le drame à peut être été évité.

David HORNUS ©CORPGUARD

Depuis le 13 Novembre, la société civile toute entière est désormais contrainte à développer et appliquer une « culture de la sécurité ».

L’ouvrage « Vivre avec la menace terroriste », écrit sous la direction d’Olivier et Raphaël SAINT-VINCENT, et publié aux Éditions Eyrolles, décrit quelles attitudes adopter face à la menace terroriste et passe en revue différentes bonnes pratiques  et prodigue aussi différents conseils en cas d’attaque.